Reconnaissance du territoire

Nous reconnaissons que toutes nos activités se déroulent sur des terres autochtones non-cédées et que la nation Kanien’kehá:ka (Mohawk) est la gardienne des terres et des eaux sur lesquelles nous nous rassemblons. Tiohtiá:ke (communément appelé « Montréal ») est historiquement connu comme un lieu de rassemblement pour plusieurs Premières Nations et abrite une population diversifiée de peuples autochtones et non-autochtones. Puisque cette reconnaissance territoriale n’est pas explicitée dans la plupart des parcs et espaces que nous fréquentons, il est crucial pour nous de le reconnaître ici et dans notre travail de tous les jours.

En tant qu’équipe composée principalement de colons blancs, nous reconnaissons l’immense privilège que nous avons de travailler avec des enfants en nature urbaine. Nous sommes actuellement en train de réfléchir en profondeur, d’élaborer et de mettre en action notre engagement à l’égard des Appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation. Nous continuerons de poursuivre et de réviser nos efforts tant que les vestiges du colonialisme par peuplement et de la suprématie blanche continueront d’infliger de la violence aux premiers.ières habitant.e.s de ce pays. Certaines de nos actions comprennent : établir des relations avec des aîné.e.s Kanien’keha, s’engager dans des discussions appropriées à l’âge des enfants sur le colonialisme par peuplement et partager des livres d’auteur.e.s autochtones avec les enfants et adultes. Toutefois, nous pouvons faire encore beaucoup plus.

Sur l’île de la Tortue (communément appelée “l’Amérique du Nord”), la pédagogie de l’école en forêt, les valeurs environnementales ainsi qu’une vision du monde qui place les enfants et la terre au centre sont redevables aux connaissances et pratiques autochtones. Nous reconnaissons ces précédents autochtones et nous sommes reconnaissant.e.s envers les personnes, les auteur.e.s et les artistes autochtones qui ont généreusement partagé leurs connaissances avec nous et d’autres personnes non-autochtones.  

Nous avons encore beaucoup de travail de réconciliation à faire à l’intérieur et à l’extérieur de notre organisation pour confronter et désapprendre les façons colonialistes de voir le territoire et ses habitant.e.s d’origine. Nous espérons qu’en offrant aux enfants un accès régulier et répété à la nature et au jeu libre, nous contribuons à élever une génération qui sera plus sensible à la beauté de la terre et à l’importance des relations avec les autres. En faisant notre travail, nous croyons que nous aidons notre communauté à élever des personnes soucieuses de l’environnement qui sont empathiques, respectueuses et prêtes à dénoncer l’injustice.